THEME : LES LANGUES REGIONALES et MINORITAIRES
Les actions de Béatrice
RECONNAISSANCE et respect des langues régionales et minoritaires
5 langues polynésiennes parlées: dans l'archipel de la Société : le tahitien ou le reo tahiti ; dans l'archipel des Tuamotu: le paumotu ou le reo pa'umotu ; dans l'archipel des Marquises: le marquisien ou le reo 'enata ; dans l'archipel des Australes : la langue des australes ou le reo tuha'apae ; dans l'archipel des Gambiers: le mangarévien ou le reo ma'areva.
Les interventions de Béatrice VERNAUDON :
- à l'Assemblée nationale
Le 21 novembre 2002, à l’occasion de la discussion sur la Décentralisation et les Langues Régionales à l'Assemblée Nationale Française (amendement non adopté)
Mme Béatrice Vernaudon - Je voterai, naturellement, l'amendement dont je suis cosignataire. La loi organique de 1984 a conféré à la Polynésie française une large autonomie et reconnu au tahitien le statut de langue officielle. Mais ce statut fut supprimé en 1994, alors même que les compétences du territoire étaient élargies, parce qu'il avait été inscrit en 1992 dans la Constitution que « la langue de la République est le français » - le sous-entendu étant « le français seulement ». Nous avons ressenti cela comme une régression, car nous parlons le tahitien aussi souvent que le français. D'ailleurs, le journal télévisé est diffusé, chaque soir, dans les deux langues. De plus les programmes en tahitien constituent le tiers des émissions de RFO et de la télévision tahitienne. Le vote de cet amendement rétablirait donc pour nous un droit auquel nous sommes attachés
Le 26 janvier 2005, à l’occasion du débat pour la modification de la Constitution en vue de l’adoption de la Constitution Européenne, Mme Vernaudon a soutenu un amendement à l’article 2 de la Constitution, proposé par M. Marc Le Fur (3e circonscription des Côtes d’Armor). A la suite de cet article qui dispose que "La langue de la République est le français", l’amendement proposait d’ajouter " dans le respect des langues régionales qui font partie de notre patrimoine. " L’amendement fut finalement rejeté par 46 voix contre 25 pour.
A la suite de ce débat, Mme Vernaudon soutint un second amendement, proposé par M. Marc Le Fur et sous-amendé par Mme Maylise Lebranchu.
Le 13 décembre 2006, Mme Vernaudon soutenait à nouveau un amendement à l’article 2 de la Consitution, proposé par M. Marc Le Fur.
A la suite de cet article qui dispose que "La langue de la République est le français", l’amendement proposait d’ajouter " dans le respect des langues régionales qui font partie de notre patrimoine. "
L’amendement fut finalement rejeté par 57 voix contre 44 pour.
Source : http://pactedeslangues.com/spip.php?article1766
PETITION
Béatrice VERNAUDON a signé la pétition intitulée "Les effets pervers d'une idéologie monolingue en contexte bilingue" signée par une quinzaine de chercheurs
Source : http://www.tahitipresse.pf/index.cfm?snav=see&presse=19833